Pendant que les hommes passaient des mois en mer, les femmes de marins faisaient tourner les villages côtiers bretons. Jeannine Cariou, fille, épouse et mère de marins, raconte cette vie d'attente, de débrouillardise et de courage silencieux.
Dans les ports du Finistère et du Morbihan, les femmes de marins tenaient le foyer, élevaient les enfants, géraient les finances, entretenaient les maisons, cultivaient les jardins. Jeannine Cariou, née à Audierne en 1938, a vu son père partir pour les campagnes de pêche en Mauritanie pendant six mois d'affilée. Sa mère assumait tout : l'éducation, la comptabilité, les relations avec l'administration, les réparations de la maison. Cette responsabilité totale a forgé des femmes d'une solidité remarquable, que l'on a pourtant rarement reconnue.
L'épisode évoque aussi les moments les plus durs : l'angoisse lors des tempêtes, les nouvelles des naufrages, les deuils jamais vraiment faits quand le corps n'est pas retrouvé. Jeannine raconte tout cela avec une sobriété émouvante, sans pathos ni victimisation. Elle insiste sur la solidarité entre femmes de marins, ces voisines qui se relayaient pour veiller sur les enfants, ces belles-mères qui transmettaient les savoir-faire. Un témoignage précieux sur un pan méconnu du matrimoine breton.
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