Compter les oiseaux, photographier les insectes, mesurer la qualité de l'eau : en Bretagne, des milliers de citoyens participent à des programmes de recherche scientifique. Morgane Le Bail, coordinatrice de ces dispositifs, nous explique comment chacun peut devenir chercheur.
Les sciences participatives reposent sur un principe simple : confier aux citoyens la collecte de données que les chercheurs ne pourraient pas recueillir seuls. En Bretagne, le programme « Oiseaux des jardins » mobilise plus de trois mille bénévoles qui comptent les oiseaux dans leur jardin deux fois par an. Morgane Le Bail coordonne ce réseau depuis cinq ans. Elle décrit comment les données ainsi collectées permettent de suivre l'évolution des populations d'oiseaux à une échelle que les laboratoires ne pourraient jamais atteindre seuls.
L'épisode montre aussi que les sciences participatives ne se limitent pas à l'ornithologie. Recensement des papillons, suivi des plantes invasives, surveillance de la qualité de l'eau des rivières : les dispositifs se multiplient et touchent des publics variés. Des retraités passionnés aux écoliers encadrés par leurs enseignants, en passant par des agriculteurs curieux, la recherche sort des laboratoires et se démocratise. Un mouvement qui renforce le lien entre science et société, et qui donne aux citoyens le sentiment de contribuer concrètement à la connaissance de leur territoire.
Plongée dans les laboratoires d'océanographie de Brest. Les chercheurs nous expliquent comment ils étudient les courants et la biodiversité marine.
Des chercheurs explorent les liens entre les alignements de Carnac et l'astronomie. Une discipline à la croisée de l'archéologie et de la science.