Germaine Prigent a dansé toute sa vie. Des bals de campagne de l'après-guerre aux fest-noz des années 1970, elle a traversé un demi-siècle de danse bretonne. Un voyage joyeux dans la mémoire festive de la Bretagne, raconté avec malice et émotion.
Germaine se souvient de ses premiers bals à seize ans, dans les fermes du Trégor. On poussait les meubles de la salle commune, on saupoudrait le sol de paraffine pour que ça glisse, et on dansait jusqu'à l'aube. Les gavotte, les an-dro, les hanter-dro : chaque danse avait son tempo, ses pas, son énergie. Germaine les décrit avec une précision qui impressionne les animateurs de l'atelier. Elle se lève même de son fauteuil pour esquisser quelques pas, preuve que le corps n'oublie jamais ce que le cœur a aimé.
L'épisode retrace aussi l'évolution des fest-noz, du bal de ferme clandestin des années 1950 au grand événement culturel inscrit au patrimoine immatériel de l'UNESCO en 2012. Germaine raconte cette trajectoire avec fierté. Elle qui a connu l'époque où danser breton était considéré comme arriéré a vécu assez longtemps pour voir cette même danse célébrée dans le monde entier. Son récit est celui d'une renaissance culturelle bretonne, vue de l'intérieur par une femme qui n'a jamais cessé de danser.
Des résidents d'un EHPAD de Ploërmel partagent leurs souvenirs d'enfance dans la campagne gallèse des années 1940 et 1950.
Des aînés d'un EHPAD du littoral finistérien racontent leur vie liée à la mer : la pêche, les tempêtes, les départs et les retours.