Yves Le Duff a passé quinze ans comme gardien du phare de l'île Vierge, le plus haut phare d'Europe en pierre de taille. Dans cet entretien intimiste, il revient sur ces années de solitude choisie, bercées par le vent et la lumière tournante.
Être gardien de phare, c'est accepter un quotidien réglé par la météo et les rotations. Yves Le Duff décrit les journées rythmées par l'entretien de la lanterne, la surveillance de l'horizon et les longues heures de lecture. L'isolement, loin de peser, lui offrait un rapport au temps que peu de métiers permettent. Il évoque aussi les nuits de tempête, quand la tour de 82 mètres vibrait sous les assauts du vent, et le sentiment unique de veiller sur les navigateurs depuis son poste en hauteur.
Depuis l'automatisation des phares dans les années 1990, le métier de gardien a quasiment disparu. Yves Le Duff fait partie des derniers à avoir exercé cette fonction en Bretagne. Son témoignage est à la fois un récit personnel et un document sur un patrimoine immatériel en voie d'extinction. À travers ses mots, c'est toute une époque maritime qui revit, celle où la lumière d'un phare représentait le dernier lien entre la terre et ceux qui prenaient la mer.
4 radios associatives bretonnes participent à ce projet
Paysage sonore des abers du nord Finistère, où la mer s'engouffre dans les terres. Un voyage immersif entre marées et chants d'oiseaux.
Le GR34 n'est pas qu'un sentier de randonnée. Chaque portion porte en elle des récits de contrebandiers, de douaniers et de naufrages.